Colour of your dreams

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Le sujet peut paraître infiniment usé. L’histoire du cheminement des Beatles est constellée d’ornières où historiens, chroniqueurs et théoriciens de la musique populaire ont passé et repassé dans tous les sens.

Mais il restera toujours facsinant d’essayer de comprendre comment ce « little dancehall band » (dixit George Harrison) est devenu en trois ou quatre ans le propulseur du rock psychédélique, entre autres styles musicaux populaires.

Le groupe avait bien lancé le « yéyé », grâce surtout à l’originalité des compositions de deux jeunes hommes plutôt doués et à leurs irrésistibles arrangements vocaux. Ils avaient perpétué le style et la verve des groupes et leaders du rock and roll des années cinquante (Little Richard, Chuck Berry, etc.).

Le succès et la liberté financière qui en a résulté les avaient graduellement autorisé à rechercher de plus en plus l’originalité et l’expérimentation musicale.

Mais entre She Loves You et Strawberry Fields forever, que s’est-il passé ? Cette fusion explosive des genres, ces emprunts aux instruments classiques ou exotiques, l’exploitation du bruitage et autres effets sonores spéciaux, tous ces changements majeurs en si peu de temps s’expliquent comment au juste? On parle ici de la genèse de la musique populaire telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Il faut mentionner (et ce n’est pas la découverte du siècle, j’en conviens) deux causes indiscutables à cette métamorphose: George Martin…et le LSD.

Martin, le principal arrangeur du groupe, est responsable de la structuration musicale de plusieurs chansons. En plus de produire les albums, il fut le fidèle accompagnateur et l’homme-orchestre, dans tous les sens du terme.

Quant au LSD, réputé pour ouvrir les portes de la perception sensorielle, même si l’on admet les dégâts qu’il peut provoquer chez l’individu, il a eu un effet certain sur les créations artistiques en général durant les années soixante. Essentiellement, il a été un pont entre le rêve et la réalité, ou plus exactement le LSD a mis à la mode la distorsion de la réalité.

Colour of your dreams

Tirée de l’album Revolver (1965), la pièce Tomorrow never knows marque une rupture déconcertante avec le matériel musical des trois années précédentes. La rupture se produit également parmi les fans, plusieurs d’entre eux refusant de suivre leurs idoles dans la voie psychédélique, que plusieurs associèrent automatiquement à de la musique de drogués!

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