Le feu de Saint-Antoine

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Royaume de France, an 1103 . Dans la campagne autour de Blois, l’année est marquée par d’immenses inondations qui détruisent les récoltes, provoquant une famine généralisée. Certains blés subsistent et la populace se jette sur ces maigres restants.


Bientôt, une maladie se répand parmi elle sous la forme d’une épidémie. Les individus infectés ressentent de vifs brûlements internes, accompagnés parfois d’hallucinations. La gangrène les emporte dans les semaines suivantes.


C’est dans ces circonstances que s’achève « Le Grand Feu », magnifique roman de Jeanne Bourin, paru en 1985 aux éditions de la Table Ronde (collection Folio).


Nous savons aujourd’hui que cette maladie était provoquée par l’absorption de pain produit avec du seigle, du froment ou de toute autre céréale atteinte par un champignon connu sous le nom d’ergot de seigle. Les épis devenaient vulnérables à ce parasite lors d’étés très humides ou d’inondations.



Fréquent surtout au Moyen-Âge, l’ergotisme était désigné « mal des ardents » ou « feu de Saint-Antoine ». Les personnes atteintes passaient parfois pour être possédées du démon.


L’ergot de seigle, quant à lui, contenait de l’acide lysergique, dont on on a produit un dérivé synthétique au XXième siècle: le diéthylamide, en allemand lyserg säure diethylamid, mieux connu par ses initiales…

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