Ce piano à la fin du film

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Que serait le cinéma sans la musique ?

Le film se termine par une scène émouvante: Monsieur Lazhar et la petite élève s’étreignent. C’est à peu près à ce moment que le piano de Martin Léon se révèle. Avec le générique. Formule conventionnelle mais toujours efficace.

Les gens hésitent à se lever. Bercés par les notes enrobant l’atmosphère, comme une ritournelle éternellement enfantine.

Écoutez-là ici.

La dernière fois que j’ai vu l’assistance rester sur son siège tout au long du défilement du générique d’un film, même lorsque les lumières du cinéma s’étaient allumées, c’était pour Le pianiste.

Encore hypnotisés par les yeux si tristes d’Adrian Brody, personnifiant ce pianiste varsovien martyrisé par les événements. Puis le générique, derrière lequel un clavier et des mains jouaient ce morceau de Chopin. Encore sous le choc de tout ce qu’on venait de voir, il restait dans la salle le respect pour l’improbable survivant et la fascination pour ces mains qui jouent toutes seules, malgré l’ignorance, malgré l’adversité, malgré la cruauté, malgré la mort.

Si vous êtes saturés par les drames cinématographiques traitant de l’Holocauste, et que vous n’avez pas vu Le pianiste (2002) de Roman Polanski, il vous faut faire une exception et visionner ce film. Pour l’espoir en l’humanité. Pour l’Art aussi.

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