Archives mensuelles : mars 2012

Cowboys of color

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L’un des fleurons de la mythologie américaine, le cowboy du Far-West, n’avait pas toujours le visage pâle.

Les historiens le confirment généralement: un certain nombre de cowboys étaient d’anciens esclaves noirs. Les chiffres avancés diffèrent mais il est question de plusieurs milliers d’individus, que la littérature et le cinéma du genre ont presque toujours négligés.

Notoire aussi le nombre de Métis et de Mexicains ayant parcouru les plaines centrales des États-Unis entre 1850 et 1890, à titre de conducteurs de bétail, d’éclaireurs, etc.

On ne devrait pas en être surpris outre mesure, considérant que les cowboys exerçaient un métier dur, très peu payé et subordonné aux grands propriétaires de cheptels.

 

 

Quant à leur attirail, devenu folklorique, il fut hérité des premiers colons espagnols de l’Ouest:

Un sombrero pour les protéger du soleil, un bandana pour ne pas respirer la poussière, des jambières et des éperons pour monter à cheval et un lasso afin de capturer les animaux. (4)

Source 1

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Source 3

Source 4

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Le peuple du Livre

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Quelles que soient nos opinions, l’histoire du peuple juif demeure fascinante. Comprendre son cheminement peut aider à comprendre une part importante de l’histoire de l’humanité, entre autres raisons parce qu’au fil des siècles, la diaspora l’a contraint à se fondre dans la composition et la culture d’innombrables autres peuples de la planète.

Et pour comprendre l’état de l’humanité au XXIième siècle.

Histoires de rejets, d’exils, de persécutions. Des origines mythiques jusqu’à nos jours, le livre tient une place sacrée dans la culture judaïque.

L’histoire juive nous fait comprendre qu’il ne suffit pas de rassembler la sagesse humaine dans les livres et de l’étudier; avec autant d’opiniâtreté, il faut aussi la transmettre. C’est l’assiduité de l’étude qui devient en soi un moyen de transmission: celui qui transmet apprend, celui qui apprend transmet. L’un et l’autre sont indissociables. L’un et l’autre forment le peuple du Livre.

Pour le judaïsme, la construction de l’individu et de la société passe par la lecture, l’étude et l’interprétation, ainsi le rapport au livre n’est pas seulement un accident de l’existence mais une des conditions sine qua non de la possibilité même de la vie. Parmi les 613 commandements, le dernier, l’ultime, est justement l’obligation pour chaque homme et pour chaque femme d’écrire un livre – la Torah ou ses commentaires, ou, de façon dérivée, toute autre forme d’écriture, poésie, roman, essai.

Les mots bible et bibliothèque ont les même racines. De Byblos, ville antique d’où le papyrus était colporté dans toute la Méditerranée.

En 1933, les Nazis confirment le pouvoir du livre en dressant des listes d’oeuvres et en les brûlant cérémonieusement sur la place publique.

L’amour des textes engendre l’amour du savoir, de la mémoire, de la pensée et de la liberté. L’Histoire n’a cessé de nous le rappeler: dès qu’un pouvoir s’attaque aux livres, c’est la liberté et l’essence de l’homme qu’il met en péril.

 

 

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Citations 1 et 3:

Halter, Marek. Histoires du peuple juif, Éditions Arthaud, 2010 (non, aucune faute de frappe ici, il y a bien un « s » dans « histoire » !)

Citation 2