Archives de catégorie : Éléments de réflexion

Citation du jour

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Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d’entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même…

[ Edmond Wells ]

Note: Edmond Wells étant un personnage de chercheur imaginé par Bernard Werber, cette citation provient de son roman Le père de nos pères aux éditions du Livre de poche (2000).

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Cap-Santé

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Cap-Santé. Nom inusité pour ce si charmant village du comté de Portneuf.


Plusieurs théories tentent d’éclaircir l’origine de ce toponyme. On parle parfois de guérisons mystérieuses de soldats ou de la confusion avec l’hivernement de Jacques Cartier à Stadaconé en 1535 où son équipage atteint de scorbut fut soulagé par un remède apporté par les Amérindiens.

L’historien d’art Gérard Morisset, natif du village, « fournit l’explication toponymique la plus sérieuse. Selon lui, la paroisse s’est appelée le Cap de la Sainte-Famille (selon le nom de son patron) jusqu’en 1725 environ. A cette époque, ce nom s’écrivait Cap de la Sante Famille » (1).

Si vous passez un jour par cet endroit classé par l’Association des plus beaux villages du Québec, outre l’omni-présent fleuve Saint-Laurent, il vous voir l’église datant du Régime français et le Vieux Chemin. Cette dernière rue consiste en une enfilade unique de vieilles maisons aux styles à la fois bigarrés et authentiques.


 

 

 

 

 

 

 

Tout au bout, l’atelier d’une artiste.

(1) Source

Le fou sur la montagne

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Longtemps après avoir composé la bucolique The fool on the hill avec les Beatles sur l’album Magical Mystery Tour, Paul McCartney la reprend fréquemment durant ses concerts. Vers la fin de la pièce, il y insère un extrait du tout dernier discours de Martin Luther King (à 3:34 sur le videoclip).

Le célèbre pasteur pacifiste prononca cette allocution prophétique la veille même de son assassinat, soit le 3 avril 1968 à Memphis, Tennesse: « I’ve been to the Mountain top ».

Dieu m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. J’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise.
Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m’inquiète de rien. Je ne crains aucun homme.

Le lendemain, sur le balcon du motel Lorraine, il s’affaisa sous la balle d’un tireur embusqué.

Lui survivront à jamais son éloquence, l’intensité de son regard et la détermination qui l’habite tout au long de son discours-sermon. À peu près tout le monde a entendu parler de cet homme mais il n’y a rien comme l’entendre parler lui-même pour comprendre la ferveur qu’il suscitait.

Source de la citation

Prix nobel de la paix, 1964

Cowboys of color

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L’un des fleurons de la mythologie américaine, le cowboy du Far-West, n’avait pas toujours le visage pâle.

Les historiens le confirment généralement: un certain nombre de cowboys étaient d’anciens esclaves noirs. Les chiffres avancés diffèrent mais il est question de plusieurs milliers d’individus, que la littérature et le cinéma du genre ont presque toujours négligés.

Notoire aussi le nombre de Métis et de Mexicains ayant parcouru les plaines centrales des États-Unis entre 1850 et 1890, à titre de conducteurs de bétail, d’éclaireurs, etc.

On ne devrait pas en être surpris outre mesure, considérant que les cowboys exerçaient un métier dur, très peu payé et subordonné aux grands propriétaires de cheptels.

 

 

Quant à leur attirail, devenu folklorique, il fut hérité des premiers colons espagnols de l’Ouest:

Un sombrero pour les protéger du soleil, un bandana pour ne pas respirer la poussière, des jambières et des éperons pour monter à cheval et un lasso afin de capturer les animaux. (4)

Source 1

Source 2

Source 3

Source 4

Source de l’image 1

Source de l’image 2

Le peuple du Livre

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Quelles que soient nos opinions, l’histoire du peuple juif demeure fascinante. Comprendre son cheminement peut aider à comprendre une part importante de l’histoire de l’humanité, entre autres raisons parce qu’au fil des siècles, la diaspora l’a contraint à se fondre dans la composition et la culture d’innombrables autres peuples de la planète.

Et pour comprendre l’état de l’humanité au XXIième siècle.

Histoires de rejets, d’exils, de persécutions. Des origines mythiques jusqu’à nos jours, le livre tient une place sacrée dans la culture judaïque.

L’histoire juive nous fait comprendre qu’il ne suffit pas de rassembler la sagesse humaine dans les livres et de l’étudier; avec autant d’opiniâtreté, il faut aussi la transmettre. C’est l’assiduité de l’étude qui devient en soi un moyen de transmission: celui qui transmet apprend, celui qui apprend transmet. L’un et l’autre sont indissociables. L’un et l’autre forment le peuple du Livre.

Pour le judaïsme, la construction de l’individu et de la société passe par la lecture, l’étude et l’interprétation, ainsi le rapport au livre n’est pas seulement un accident de l’existence mais une des conditions sine qua non de la possibilité même de la vie. Parmi les 613 commandements, le dernier, l’ultime, est justement l’obligation pour chaque homme et pour chaque femme d’écrire un livre – la Torah ou ses commentaires, ou, de façon dérivée, toute autre forme d’écriture, poésie, roman, essai.

Les mots bible et bibliothèque ont les même racines. De Byblos, ville antique d’où le papyrus était colporté dans toute la Méditerranée.

En 1933, les Nazis confirment le pouvoir du livre en dressant des listes d’oeuvres et en les brûlant cérémonieusement sur la place publique.

L’amour des textes engendre l’amour du savoir, de la mémoire, de la pensée et de la liberté. L’Histoire n’a cessé de nous le rappeler: dès qu’un pouvoir s’attaque aux livres, c’est la liberté et l’essence de l’homme qu’il met en péril.

 

 

Source de l’image 1

Source de l’image 2

Citations 1 et 3:

Halter, Marek. Histoires du peuple juif, Éditions Arthaud, 2010 (non, aucune faute de frappe ici, il y a bien un « s » dans « histoire » !)

Citation 2

Ce piano à la fin du film

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Que serait le cinéma sans la musique ?

Le film se termine par une scène émouvante: Monsieur Lazhar et la petite élève s’étreignent. C’est à peu près à ce moment que le piano de Martin Léon se révèle. Avec le générique. Formule conventionnelle mais toujours efficace.

Les gens hésitent à se lever. Bercés par les notes enrobant l’atmosphère, comme une ritournelle éternellement enfantine.

Écoutez-là ici.

La dernière fois que j’ai vu l’assistance rester sur son siège tout au long du défilement du générique d’un film, même lorsque les lumières du cinéma s’étaient allumées, c’était pour Le pianiste.

Encore hypnotisés par les yeux si tristes d’Adrian Brody, personnifiant ce pianiste varsovien martyrisé par les événements. Puis le générique, derrière lequel un clavier et des mains jouaient ce morceau de Chopin. Encore sous le choc de tout ce qu’on venait de voir, il restait dans la salle le respect pour l’improbable survivant et la fascination pour ces mains qui jouent toutes seules, malgré l’ignorance, malgré l’adversité, malgré la cruauté, malgré la mort.

Si vous êtes saturés par les drames cinématographiques traitant de l’Holocauste, et que vous n’avez pas vu Le pianiste (2002) de Roman Polanski, il vous faut faire une exception et visionner ce film. Pour l’espoir en l’humanité. Pour l’Art aussi.

La chambre d’une dame

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Il y a presque mille ans, une comtesse était fascinée par ce qu’étaient à l’époque la géographie et l’astronomie.

La décoration de la chambre d’Adèle de Blois (1067-1137), fille de Guillaume le Conquérant, lui permettait d’étaler sa soif de connaissances, dans un monde où l’ignorance était généralisée.

Cette chambre a fait l’objet de plusieurs études, même si tout ce qui nous en reste est une description faite par un moine contemporain d’Adèle.

Le plafond était peint d’étoiles et d’astres, son plancher, décoré d’une mappemonde sous la forme d’une marquetterie de marbre. Plusieurs tentures finement brodées ornaient les murs, illustrant la Genèse, le Déluge et autres moments cruciaux de l’Ancien Testament.

Selon certains, il y était même suspendue la partie finale manquante de la célèbre tapisserie de Bayeux.

Il faut lire la description très vivante qu’en fait Jeanne Bourin, à travers le dialogue des braves et infatigables brodeuses de la comtesse.

Source de l’image

Bourin, Jeanne. Le Grand feu, Folio, 1985. pp.316-ss.

Instant d’éternité

Vidéo

L’Infinité tout comme l’Éternité sont des notions impossible à assimiler par l’être humain. Lui-même un être fini, il ne peut s’imaginer du point de vue spatial un univers qui n’aurait ni début ni fin, et qui temporellement n’aurait jamais commencé ni ne finirait jamais.

Le mieux qu’il puisse faire consiste à agrandir de jour en jour la portion de l’univers qu’il est en mesure d’observer.

En voici un aperçu formidablement condensé:

Ca me rappelle l’histoire que racontait un animateur de radio il y a quelques années. Les Frères lui avait enseigné cette métaphore:

Pour avoir une toute petite idée du concept de l’Eternité, il faut s’imaginer une immense boule de plomb, de la grosseur de la Terre. Sur cette immense boule compacte, une fois par année, une mouche vient se poser quelques secondes, le temps de gratter un peu la surface à l’aide de l’une de ses pattes poilues. Maintenant, la question est de savoir après combien de temps la boule de plomb finira par s’user complètement, sous l’action de ce frottement ?…